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Bienvenue à vous simple visiteur, amateur de corridas ( ou autres), ou alors carrément "aficionado»
La corrida provoque beaucoup de polémiques. Le fait de tuer des taureaux dans une arène devant un public choque beaucoup de personnes. Mais faut il mieux pour un taureau
de mourir au combat dans une arène ou alors de mourir dans un abattoir... ??
Je vais essayer de vous présenter le monde de la tauromachie et de vous convaincre de " l'intérêt" de la tauromachie.
Bonne visite et n'hésitez pas à réagir sur les articles, dites-moi si je fais des erreurs ou donnez-moi des idées pour les articles futurs. Merci

# Posté le dimanche 26 juin 2005 11:11

Modifié le samedi 26 mai 2007 07:18

La corrida

La corrida
Dans une corrida, six taureaux sont combattus et mis à mort par trois matadors. Chacun dispose de subalternes (la cuadrilla) : les peones, à pieds, et le picador, à cheval.
On distingue la corrida formelle, à laquelle participent des taureaux de quatre ans et plus, affrontés par des matadors confirmés. Les jeunes matadors (novilleros) affrontent dans une novillada les taureaux de trois ans (novillos), moins lourds mais souvent plus vifs.
La corrida se déroule pour chaque taureau, en trois parties (tercios) :

le tercio de "vara" ou de pique, c'est le moment entre lequel le taureau entre dans l'arène et celui où il se fait piquer par le picador. C'est pendant ce tercio que le matador teste le taureau et repère ses défauts.
le tercio de banderilles. En général c'est un des subalternes qui se charge de poser les banderilles, cependant il se peut que le matador les pose lui-même.
le tercio de muleta sert à soumettre le taureau tout en mettant en évidence son courage et sa bravoure.
Le taureau est le seul animal qui s'attribue un espace sur lequel il veut régner en maître et dans lequel il ne tolère aucun intrus. Le taureau de corrida est un animal de combat. Il identifie la cape rouge du matador comme un intrus, et s'acharne à l'attaquer.
L'homme doit leurrer l'animal, exploiter sa force, sa vélocité, son agressivité, pour subjuguer le taureau fatigué par cette lutte. Il sera dompté peu à peu et mis à mort au terme du combat.

# Posté le dimanche 26 juin 2005 11:19

Les origines de la corrida

Les origines de la corrida
En Espagne les plus anciennes mentions de la tauromachie remontent au XIième siècle ( 1018 à 1021 ). Elles concernaient des corridas célébrant l'avènement du roi Abu el Hassan.

Bien entendu, la corrida à cette époque n'avait pas le même aspect qu'aujourd'hui. On assistait à des affrontements entre l'homme et le taureau, qui s'organisaient sous diverses formes.

De nos jours il existe encore une de ces formes : c'est le lâcher de taureau dans les rues de la ville (l'encierro), le but du jeu étant de courir devant le taureau le plus près et le plus longtemps possible. Cette pratique est maintenue lors des fêtes dans le Pays Basque espagnol, notamment à Pampelune, où tous les matins de la San Fermin ( nom donné aux fêtes de Pampelune ) il y a un encierro à 7 heures.

Une autre forme de corrida qui existe encore, était la corrida à cheval qui porte le nom de rejoneada. Cette pratique était réservée aux nobles, et les valets étaient présent à pieds pour détourner le taureau si le cavalier était en danger.

Les différentes formes tauromachiques furent codifiées pour la première fois en 1263 dans Codigo de las Siete Partidas. La tauromachie s'est développée au fil des siècles avec l'appui de la monarchie espagnole. Cet engouement n'était pas partagé par l'Eglise, qui voyait dans la corrida un retour aux pratiques païennes qui jadis concurrençaient les rites de l'Eglise.

# Posté le dimanche 26 juin 2005 11:26

La corrida aujourd'hui

La corrida aujourd'hui
Vers la fin du XVIII ième siècle, un important virage donna naissance à l'art tauromachique tel que nous le connaissons aujourd'hui. Deux toreros en sont à l'origine : Jose Gomez Ortega, dit "Joselito", et Juan Belmonte Garcia. A l'initiative de ce dernier la corrida devint une affaire de domination statique plutôt que de course à cheval. L'esthétique pure faisait son entrée dans l'arène mettant en péril l'enjeu et la vérité du combat.

A présent, le public demandait des faenas à rallonge avec toujours plus d'émotion, d'esthétique et de frisson.

Cette émotion, ce frisson c'est un torero du nom de Manuel Rodriguez Sanchez, dit "Manolete" qui les offrit à l'Espagne au lendemain de la guerre civile.

Dans les années 60, il y eut Manuel Benitez Perez, dit "El Cordobes". Son toreo ( sa façon de toréer ou son répertoire ) exubérant, "pagailleux" et spectaculaire ainsi que son sens commercial marquèrent les année 60. Sa tauromachie draina vers les arènes un nouveau et vaste public international qui eut ainsi l'occasion de découvrir l'art taurin.

Parmi les toreros qui ont récemment marqué de leur empreinte l'évolution de la corrida, on citera Paco Ojeda qui toréait classiquement, mais au plus près du taureau et qui aujourd'hui s'est reconverti dans la rejoneada (corrida à cheval ). On citera aussi le colombien Cesar Rincon dont la sobriété et l'efficacité révolutionne la tauromachie contemporaine.

Bien entendu ce ne sont pas les seuls matadors qui apportèrent un plus à la corrida, en fait chaque toreador a apporté ou apporte sa propre pierre à l'édifice.

On pourra citer entre autres Antonio Bienvenida (1922-1975), Luis Miguel Dominguin (1926- ), Paco Camino (1940- ), Francisco Rivera "Paquiri " (1948-1984), Jose Cubero "El Yiyo" ( 1985- ).

# Posté le dimanche 26 juin 2005 11:33

Le taureau de combat

Le taureau de combat
Il faut avant tout savoir que le taureau que combat chaque matador n'est pas celui que l'on peut voir dans les salons agricoles.

Le rôle des ganaderias ( élevages ) :
Les taureaux de corrida sont sauvages, ils sont élevés dans des ganaderias en quasi liberté sur les vastes plaines d'Estrémadure ou d'Andalousie. Ces bêtes sont sélectionnées dans l'optique de devenir de redoutables combattants.

Les ganaderias sont en fait les garants des qualités du taureau, elles crées et conservent des "castes", lignées de bravoure.

Chacune d'entre elles possède un fer et des couleurs qui sont propres à la ganaderia et dont les bêtes porteront la marque.


Pour sélectionner le bétail les ganaderias procèdent à des tientas où torrillions et génisses sont testés afin de prévoir s'ils auront les qualités attendues.

On distinguera deux sortes de tientas :

la tienta à champ ouvert où de jeunes mâles sont poursuivis par des cavaliers qui les font chuter à l'aide d'un longue perche en bois, la "garrocha", et qui les provoquent afin qu'ils les chargent.
La tienta à champ fermés s'adresse aux génisses, elle sert à déterminer si elles seront de bonnes reproductrices.


Dans les deux cas l'éleveur notera les réactions de chaque bête : comportement, acharnement, combativité, vigueur de charge. Le taureau devra être brave et noble. Il lui faudra aussi contrôler sa nervosité et sa charge. Il devra faire preuve d'envie de combattre, de dynamisme, de promptitude à réagir à toutes les citations du torero.

Les plus mal notées partiront à l'abattoir et les meilleures génisses seront couvertes par le semental,le reproducteur ayant été sévèrement choisi et parfois ayant été gracié lors d'une précédente corrida.

La description de chaque taureau est notée avec un souci de rigueur et d'exactitude.

# Posté le dimanche 26 juin 2005 11:36